Fast, regular, Slow : quelle action de canne ?

Pecheur
18 avril 2017

Toutes les cannes ne se comportent pas de la même manière que ce soit avec un leurre ou tout autre lest au bout de la ligne et ce indépendamment de sa puissance  : 7-28g étant la plage de puissance la plus commune pour les cannes à leurres…

L’action de la canne désigne globalement la plus ou moins grande courbure d’un blank avec un même grammage. Une canne sans lest sera parfaitement droite et une canne lestée sera courbée suivant son action. Pour faire simple et sans rentrer dans des débats stériles d’esthètes halieutuques,  il existe 3 grandes actions de cannes :

Action de pointe / Fast

Comme son nom l’indique, la canne travaille principalement sur la pointe (environ 1/4 de sa longueur) : seul le scion est courbé. La désignation Fast (ou rapide dans la langue de Shakespeare) peut donc signifier que la courbure arrive rapidement.  A noter qu’entre une canne au repos et une action Fast, certains fabricants tiennent à la motion d’Extra-Fast, donc plus raide que Fast (concept proche de la barre de fer avec des anneaux qui ne plie pas…).
Les cannes d’action de pointe sont parfaites pour animer sèchement des leurres (walking the dog), notamment des leurres durs de surface, mais aussi des rubber jigs, montages texan mais également les gros jerk…
Une action de pointe est une action dite « rapide » et n’est pas la plus simple à utiliser… Cette action bien souvent présente sur des cannes spinning monobrin permet entre autre, des lancers précis et puissants avec des petits grammages à condition de mettre en action le nerf de la canne. Il faut en effet donner un coup de fouet rapide pour que le scion de la canne travaille de façon optimale. C’est aussi une bonne action pour la détection des touches les plus discrètes.

 

Action semi-parabolique / Regular / Moderate

Là aussi, la nomination française semble plus parlante que le terme anglo-saxon Regular (Régulier). Une canne Regular est donc semi-parabolique : elle travaille sur les 2/3 de sa longueur. Une canne Regular /fast sera de fait à mi-chemin entre une action de pointe et une semi parabolique.
Les cannes regular peuvent être considérée comme les plus polyvalentes, idéales pour les leurres qui tirent beaucoup (crankbait), mais également les spinners, les vibrations et les gros swimbaits. Ces cannes « souples » sont faites pour éviter au maximum les décrochés et surtout pour ne pas avoir le bras qui tremble encore le soir après avoir lancé des cranks toute la journée…
La force tranquille ! Rien de tel pour lancer des cranks et autres spinners avec une grande facilité et surtout une grande efficacité. De part cette action, La canne plie d’abord par le scion puis sur le reste du blank, optimise la vitesse de récupération, absorbe les plus grosses touches et évite ainsi de décrocher bons nombres de poissons lors des combats.

Action parabolique / Slow

Une canne parabolique se plie donc sur toute sa longueur (du scion jusqu’au dessus du porte-moulinet). Principalement utilisée pour les cannes anglaises et/ou feeder, rares sont les cannes à leurres avec une action parabolique ! Bizarrement, il n’existe pas à notre connaissance de cannes Extra-Slow (plus parabolique que parabolique peut-être parce qu’une telle canne serait proche d’une nouille molle inefficace pour animer des leurres…).
On retrouve effectivement cette action sur beaucoup de cannes anglaises mais également sur pas mal de cannes mouche. Cette action ne nécessite pas une grande vitesse de mouvements dans les lancers, c’est plutôt le contraire en fait. La canne travaille sur l’ensemble du blank et permet de propulser à grande distance toute en discrétion une soie par exemple sans avoir à forcer. Bien souvent, c’est la canne qui fait tout…

Quelque soit l’action de votre canne ; l’important est ce qu’il y a au bout de la canne, du côté du talon…

 

 

Sondeur : que faire du switchfire ?

Numa,  présente sur son Helix 9 le Switchfire, une fonctionnalité propre aux sondeurs Humminbird, et dont il faut impérativement comprendre le rôle pour ne pas passer à côté des performances de son appareil…

Predators N°68

Retrouvez dans le numéro 68 d’Avril / Mai / Juin 2017 de Prédators, le magazine des pêcheurs de carnassiers 100% leurres et des compétiteurs actuellement en kiosque :
– Un compte rendu de Clermont avec toutes les nouveautés 2017
– Décroche-leurres : le plus juteux de tous vos investissements
– Le jerkbait en eau froide : une efficacité méconnue
– Fluorocarbone : bilan et perspectives
– Le B.A.S.S. France : une saison victorieuse
– Faire du nouveau avec du vieux : ou les pouvoirs des leurres vintage
– Saumons et truites de mer une vraie passion !
– Connaître les bavettes pour les comprendre
– Squid night fever : l’invitation à la fièvre du samedi soir !

Mais aussi des tests (Rexo MGX et MGXtreme), les rubriques technik, boating et des invitation au voyage et au dépaysement : l’Arapaima Expédition II de Ryusuke Hayashi et le retour du bar rayé au Quebec.

Prédators que vous pouvez retrouver sur Facebook  mais aussi et surtout surtout sur vos smartphones et tablettes frâce à l’application disponible sur l’App Store et sur Google Play.

La Pêche et les Poissons N°863

Dans le numéro 863 de la Pêche et les Poissons d’avril (cherchez bien il y a un poissons d’avril, sinon le sujet en question risque de faire grand bruit…), retrouvez en plus de vos rubriques habituelles :
– un dossier complet de Michel Tarragnat sur les noeuds d’attaches et de raccord
– mini rivière, maxi plaisir !
– la truite au toc
– le pagre (Pagrus pagrus), un poisson de sport
– boostez vos appâts à silures avec des attractants
– les secrets des champions belges de la pêche au coup
– du nouveau pour le float et bien plus encore…

Solidité, fiabilité et simplicité de réalisation : le hit-parade des boucles, noeuds simples, noeuds doublés et raccords tresse/nylon à découvrir dans le N° 863 de La Pêche et les Poissons…

Tout sur le float tube


Tout commença il y a fort longtemps par des pêcheurs intrépides sans le sou et qui voulaient pêcher des endroits inaccessibles depuis le bord… Avides de liberté, ils eurent l’idée, au demeurant saugrenue, de s’installer sur une chambre à air de tracteur et de palmer pour taquiner le bass : le belly boat (désignation américaine du float tube) était né…

La lubie passagère des pionniers ayant fait des émules et les industriels s’étant penchés sur la question ; la pêche au float tube s’est considérablement démocratisée ces dernières décennies avec des vraies embarcations pensées pour répondre aux besoins des pratiquants. Là où certains considéraient le float tube comme une embarcation par défaut (faute de pouvoir investir dans une braque ou un bateau),  les adeptes de cette bouée y trouvent un vrai mode de vie. Liberté et accessibilité (pas besoin de mise à l’eau contrairement à un bateau), contrainte de transport réduite (un float dégonflé tient dans un coffre de voiture), écologique et discret (propulsion humaine) et surtout moyen de pêche économique : que des avantages qui font du float tube une embarcation de prédilection pour les jeunes pêcheurs et ceux qui ne veulent pas se compliquer la vie avec un bateau.

Formes :

Il existe plusieurs formes et types de floats : les formes en U (dérivées de la forme originelle) avec l’arrière plus arrondie et les formes en V beaucoup plus répandues car elles présentent plus d’avantages : plus compactes et plus maniables (moins de résistance sur l’eau) donc beaucoup moins fatiguant à propulser.

Float tube à chambres à air :

Quelque soit sa forme, tous les float tubes sont conçus sur le même principe. Une housse (généralement en tissus enduit ou en PVC pour les plus haut de gamme) qui protège des chambres à air indispensables à la flottaison (une de chaque côté).  L’assise et le dossier peuvent être, quant à eux, composés soit de chambres à air indépendantes, soit de mousse auto-portante. La mousse présente l’avantage d’assurer un minimum de flottabilité en cas de crevaison des chambres à air latérales (il est assez rare de percer ses deux boudins latéraux en même temps même en pêchant dans des bois morts) mais la mousse est en contre-partie plus volumineuse lorsque le float est dégonflé pour le transport.

Float tube haute pression :

Une nouvelle génération de float tubes haut de gamme a fait son apparition ses derrières années. Ces float ne possèdent plus de chambre à air dans les boudins latéraux et sont uniquement constitués d’une enveloppe PVC coated (« toile » de type Zodiac) étanche et très résistante (de 0,7 à 0,9 mm) gonflée à haute pression (Seven Bass Armada et Brigad, Pike’n Bass Lunker ou Illex Barooder). Le Cobra de Seven Bass poussent le raffinement jusqu’à proposer des rames (très utiles pour rentrer le soir lorsque vous en avez plein les palmes), un plancher gonflable et même des quilles sous chaque boudin pour limiter la dérive latérale.

Pontoon :

Il existe également les pontoons (des mini catamarans super stables) qui, avec une plus grande portance sur l’eau, offrent l’avantage sur certains modèles de pouvoir pêcher debout pour les plus téméraires des pêcheurs… La structure en acier d’un pontoon est couplée à deux flotteurs de formes identiques (comme sur les catamarans), ce qui optimise la vitesse de déplacement. Ils sont pour la plupart, équipés de support arrière pour moteur électrique, de rames ainsi que d’un cale pieds, voire d’un plancher rigide pour se tenir debout (Pescador P240-HF Cat).

Enfin, même si ce n’est plus vraiment un float tube à proprement parler, il existe un hybride stand up paddle / float tube : le Seven Bass Jungle Opérator. On rêvait d’une plate-forme flottante (sans structure en acier),  Seven Bass l’a fait !!  D’un seul et même bloc, une toile PVC renforcée, doublée et même triplée sur les côtés pour un poids plume de 24 kg  et une charge maximum de 250 kg !! C’est quasiment un mini bass boat pliable et gonflable, prêt à affronter de belles vagues et de forts courants en toute sérénité !

 

Accessoires pour float tube :

Outre les indispensable waders, pompe et palmes, vous pouvez customiser votre float comme bon vous semble pour augmenter votre efficacité et confort de pêche.

Waders
Même si vous n’êtes pas frileux, un waders est indispensable pour le float tube (même si en plein été, pêcher en caleçon est d’un raffinement sans nom pour ceux qui aiment cela…).

– Waders en néoprène :
Comme les combinaison de plongée ou de surf, les waders en néoprène ont une épaisseur qui peut varier de  3 à 4,5 mm. Une grande majorité des waders en néoprène comporte des bottes en caoutchouc en guise de chaussant : ces modèles sont à proscrire obligatoirement pour le float tube car les bottes ne pourront s’insérer dans les palmes. Seules quelques marques proposent donc des waders en néoprène avec un chausson dans la même matière (JMC, Astucit). De part son épaisseur, le néoprène offre une vraie isolation thermique fort utile pour les eaux fraiches de début et fin de saison, la contrepartie étant qu’il sont légèrement plus encombrants et peuvent engonser le pêcheur.

– Waders respirant :
Existant en 3, 4 voire 5 couches pour les modèles haut de gamme. Les waders respirant offrent un vrai confort de pêche du fait de leur légèreté. Tous dotés d’un chaussant en néoprène de 4 à 5 mm d’épaisseur pour maintenir le pied au chaud dans l’eau froide.
Une paire de chaussures de wading est conseillée, voire indispensable, avec les waders pour un parfait maintien des palmes. Choisissez une pointure de chaussures de wading correspondante à votre taille de chausse habituelle, les chaussures de wading taillent large et tiennent compte de l’épaisseur du chaussant en néoprène.

Certains waders spécial float tube possèdent un chausson néoprène renforcé en caoutchouc (pour la marche) et antidérapant, pour un plus grand confort lors du palmage, ce qui évite d’avoir recours aux chaussures de wading, c’est le cas des Pike’n Bass respirant (avec l’entre-jambe en néoprène pour une meilleure isolation thermique), des Astucit Drachko spécial float ou bien encore des Seven Bass Supadry Float X4.

Palmes
Le concept initial du float tube repose sur la propulsion humaine (même si des pêcheurs installent des moteurs électriques sur leurs float), des palmes sont donc indispensables pour avancer en toute discrétion.

– Palmes « standard » :
Ce sont celles généralement incluses dans les packs. Le système de fixation est composé d’une enveloppe en tissu au niveau du coup de pied et deux sangles sur le dessus de la chaussure de wadding. Économique, ces palmes peuvent occasionnellement se détacher en action de pêche tant le système de fixation est perfectible…

– Palmes « luxe » :
Plus onéreuses que les palmes standards, leurs constructions plus solides méritent vraiment l’investissement supplémentaire. Le terme « luxe » désigne généralement un système de fixation plus élaboré qui assure un vrai maintien. L’avant de la chaussure s’insère dans une coque en plastique semi-rigide et une sangle crantée permet de serrer fermement l’arrière des palmes (comme sur toutes bonnes palmes de plongée).

– palmes flottantes :
Construite sur le modèle des palmes « luxe » avec le même vrai système de fixation, ces palmes de par leurs matériaux offre l’avantage de flotter. Outre l’indéniable avantage de ne pas voir vos palmes sombrer en cas de déchaussement intempestif (ce qui est très rare en action de pêche), les palmes flottantes permettent de soulager les articulations lorsque vous ne palmez pas grâce à la flotabilité du plastique qui les composent… Même si les palmes sont généralement utilisées avec des chaussures de wading, il existe certains modèles qui taillent petit et peuvent être utilisées sans chaussure (Seven Bass Expert, Grauvell F60R).

Pompes :
Si vous ne faites pas l’acquisition d’un float en pack (avec les palmes et gonfleur inclus), vous devez investir dans une pompe pour gonfler votre float :

– Pompe à pied :
C’est le modèle de pompe le plus économique (EuroMarine, Pike’n Bass), le même que celui que vous utilisez peut-être déjà pour vos matelas pneumatiques et autres bouées de place (le requin gonflable du petit dernier)…

– Pompe à pied :
C’est objectivement la pompe la plus pratique que tous les fabricants proposent (Ron Thompson, Outcast, JMC, Pike’n Bass). Certes plus volumineuse que les pompes à pied d’entrée de gamme, mais son système de valves double action permet un gonflage en continu plus rapide (que vous poussiez ou tiriez sur la poignée). A noter qu’il existe également des pompes à main haute pression pour les float tubes de dernière génération, l’embout d’une pompe classique n’étant pas compatible avec les valves haute pression.

– Pompe électrique :
Pour les plus impatients ou fainéants, vous pouvez acquérir une pompe électrique qui se branche en 12 v sur la prise allume-cigare de votre voiture, mais n’oubliez surtout pas de l’éteindre à temps !

Porte canne
Avoir plusieurs cannes sur son float tube apporte incontestablement un vrai plus et polyvalence ! Vous pouvez bien-sûr accrocher tant bien que mal votre deuxième canne à l’arrière de votre float avec des sangles (avec le risque de la perdre) mais si vous souhaitez embarquer 3 cannes, le porte canne sera indispensable… Il y a encore quelques années, les floatubeurs bricolaient leurs porte-cannes avec des tuyaux PVC mais désormais vous pouvez trouver plusieurs modèles astucieusement conçus pouvant accueillir d’une à 6 cannes.

– Porte-canne simple :
Généralement constitué d’une sangle et d’un tube dans lequel s’insère le talon de votre canne (votre canne est positionnée à la verticale sur le modèle Pike’n Bass ou à l’horizontal sur le JMC), ces porte-cannes sont beaucoup utilisés par les moucheurs en réservoir.

– Porte-canne multiple :
Pouvant accueillir de 3 à 6 cannes suivant les fabricants, le cadre en alu peut être de section plate ou carrée de 25 mm et se fixe par des crochets aux anneaux latéraux qui équipent tout bon float tube digne de ce nom. Les têtes peuvent être en caoutchouc souple ou en mousse haute densité imputrescible.

– Porte-canne avec bac à accessoires intégré :
Proposé par Pike’n BassSeven Bass ou Outcast, les porte-cannes avec un bac à accessoires augmentent considérablement la surface utile de votre float. Vous pouvez ainsi laissez trainer vos leurres et accessoires sur ce bac : le fond du bac en toile enduite est généralement ajouré pour permettre à l’eau de s’évacuer rapidement.

Sondeurs
Ne pas pêcher dans le vide, tel est l’incontestable avantage d’un sondeur ! Le sondeur vous informera de la présence de poissons, de structure, de la nature du fond mais n’indiquera pas les leurres à utiliser, ni prendra les poisson à votre place… Les sondeurs ne sont plus destinés aux barques, ni aux bateaux rutilants ; désormais des modèles spécialement dédiés aux float (du fait de leur faible encombrement existent).
Humminbird propose un sondeur qui fonctionne à piles, le Fishin’ Buddy Max DI (livré avec un étrier destiné aux barques) que vous pouvez installer en toute sécurité grâce à sa fixation souple spécialement développée pour le float tube. Le Deeper est une autre alternative aux sondeurs traditionnels. Cette petite boule magique qui flotte a tout d’une grande ! Élégante et stylée, elle transmet la profondeur, la température et bien-sûr les échos des poissons… Destiné aux pêcheurs du bord dans un premier temps, ce sondeur de poche a très vite trouvé sa place sur le marché de l’électronique embarqué. La lecture se fait directement sur votre smartphone fixé sur la canne à pêche ou sur le tube de renfort à l’avant du float tube via la fixation dédiée ; la connexion se fait soit par Wifi, soit par Bluetooth (plus adapté pour le float) grâce à une application particulièrement intuitive. Vous pouvez fixer le Deeper à votre float par son bras flexible  ou plus simplement relié à une cordelette attachée au float et le tour est joué !

Bien-sûr vous pourrez utiliser n’importe quel autre sondeur sur votre float : les tailles d’écran de 4 à 5 pouces sont parfaits pour une utilisation en float : inutile d’avoir un écran 10 pouces sauf pour regarder la TV entre 2 touches…. Vous aurez le choix entre des écrans verticaux avec ou sans GPS comme l’Humminbird Piranha Max 4 DILowrance Hook-4 CHIRP TA  ou Garmin Striker 4DV (écran 4 pouces) ou Helix 5 G2 2D  (écran 5 pouces).

Le principe de base d’un sondeur et ce quel qu’en soit sa marque, sa taille ou sa puissance est d’indiquer la profondeur d’eau sous nos pieds ou plutôt sous nos palmes. En plus de la profondeur, le sondeur indique également la présence des poissons sous forme d’échos ou de poissons en fonction du réglage effectué. Ce sont les deux indications les plus importantes à retenir. Il est également possible de connaître la température de l’eau qui nous aidera à adapter notre stratégie en fonction des saisons. Toutes ces informations de base font partie de la technologie 2D.

D’autres fonctions ou technologies viennent compléter et enrichir certains combinés comme le GPS qui permet de marquer des waypoints sur vos spots préférés, d’enregistrer des traces afin de retrouver la voiture le soir après une superbe journée de pêche ou de connaître exactement la profondeur du lac (bathymétrie), la structure du fond (roches, herbiers) où vous péchez en insérant une cartographie détaillée dans votre sondeur quand il possède un lecteur de cartes comme les cartes Navionics N-N+538/SD qui couvrent l’ensemble de la France ou les cartes Sylmaps destinées aux sondeurs Humminbird qui couvrent uniquement certains lacs de France et maintenant des zones définies en mer.

Un sondeur de base (technologie 2D) avec un GPS intégré est suffisant pour une utilisation en float tube. Avec des moyens supplémentaires, vous pouvez vous offrir le nec plus ultra : soit le DI (Down imaging) et le SI (Side imaging) qui permettent d’avoir une imagerie du fond proche du cliché photographique avec lesquelles on peut identifier sous l’embarcation et ou à plusieurs mètres (80 m) de chaque côté les structures immergées avec un réalisme à couper le souffle… Pour plus de détails sur les différentes technologies des sondeurs, c’est ici !

Pour alimenter votre bijou technologique, un pack batterie + chargeur vous sera indispensable. La puissance de la batterie dépendra de la taille et technologie de votre sondeur :  7 Ampères pour un sondeur de 4 à 5 pouces sans GPS et 12 Ampères pour un sondeur de 5 pouces avec GPS. A noter que l’ensemble sondeur + batterie alourdira notablement votre float, une batterie au plomb de 7 Ampères pèse quant à elle déjà 2,3 Kg et une 12 Ampères peut aller jusqu’à 3,8 kg suivant les marques…

Fixations
Pour solidariser votre sondeur à votre float, des fixations spéciales sont désormais disponibles : plus besoin de les bricoler dans son garage ! Seven Bass propose une très belle gamme de fixations dédiées au float : les Plug & Go.
Vous pouvez acquérir le support de fixation à sangler qui est à attacher sur l’un des boudins latéraux de votre float. Dans ce support se clipse tous les accessoires de la gamme Plug & Go dont une platine permettant de fixer le sondeur ou un simple porte canne. La platine à sondeur existe également dans une version plus élaborée où elle est complétée par un système de porte-sonde sur tiges escamotables en aluminium. Un pack prêt à l’emploi comporte la base à sangler, la platine porte-sondeur et le porte-sonde plus compact.
Il est à préciser que la fixation Plug & Go, la pierre angulaire de la gamme, existe en version à coller directement sur le float (mais aussi à visser pour les bateaux : excusez du peu). Pour la coller sur votre float, identifiez précisément la zone à coller, délimitez-la avec du scotch à peinture, dégraissez la surface à l’acétone, appliquez la colle sur le float mais également sur le support puis pressez les 2 parties à coller. Pour un float en PVC, utilisez de la colle polyuréthane en gel et de la colle néoprène pour les float en toile enduite.

Pike’n Bass propose quant à lui, un support de sonde composé d’une platine composite fixée au float tube par des sangles dans laquelle vous venez visser la base de votre sondeur. Cette platine peut être complétée par un support de sonde Pike’n Bass escamotable qui permet de lever votre support de sonde lorsque vous arrivez près du bord pour ne pas abimer votre sonde.

 

Ancre
Pour vous économiser (afin de ne pas palmer inutilement), vous pouvez embarquer sur votre float une ancre.

– ancre grappin :
Pour rester en position stationnaire lorsqu’il y a du vent, du courant ou pour prospecter minutieusement une structure ou des bois morts, vous pouvez utiliser une ancre grappin pliante (en plomb) fixée au bout d’une corde. Suivant les fabricants (JMCSeven BassPlastimo, 4Water), le poids peut varier de 700 g à 3,5 kg voire plus. 1 à 2 kg suffisent amplement.

– ancre flottante :
Elle est le parfait allié pour lutter contre ce qui peut parfois devenir un ennemi de taille : le vent. Que ce soit en bateau ou et encore plus en float tube, l’ancre flottante vous permettra de ne pas palmer à s’en essouffler pour se maintenir sur un spot ou encore de tenir une belle dérive prometteuse. Le principe est assez simple : l’ancre est reliée à une petite corde plus ou moins longue permettant d’en régler la longueur d’utilisation à souhait. Il vous suffit d’attacher cette corde à un des anneaux de votre float tube et de laisser dériver l’ancre qui, sous l’effet inverse du vent et de la pression de l’eau exercée, va se gonfler comme un parachute et donc réduire considérablement la vitesse de la dérive. Son faible encombrement et son poids plume en fait un accessoire incontournable…

Vivier flottant
Très utilisé dans les concours float tube (pour éviter les aller-retour auprès des commissaires qui mesurent et valident les poissons), les bourriches flottantes peuvent avoir également leur utilité en dehors de compétition même si vous ne pêchez pas aux vifs et que vous n’avez pas besoin d’un vivier. En effet, lorsque vous tombez sur un banc de perches, il est utile de faire patienter vos poissons capturés dans une bourriche, le temps de prendre toutes les perches du spot. Pike’n Bass, JMC, Mad Cat, Black Cat proposent différents modèles avec une ouverture entre 50 / 55 cm de diamètre et une profondeur variant de 70 jusqu’à 95 cm. Un anneau flottant permet au vivier de nager en surface de manière optimale, certaines disposent même d’un système de fermeture sur le dessus pour éviter que les poissons tentent de s’échapper en sautant.

Moteur
Enfin, pour ceux qui pêchent dans de très grands plans d’eau, rivières et fleuves, la customisation ultime réside dans l’adoption d’un moteur électrique. Pour ce faire, et afin d’éviter des bricolages pas toujours heureux, le plus prudent est d’opter pour des float équipés de fixations spécial moteur électrique à l’arrière comme le Skullway de Seven Bass et le Jungle Opérator qui en sont équipés de série. Le Pike n’ Bass Lunker est équipé quant à lui de fixations mais le support moteur est vendu séparément.

Équiper son float tube d’un moteur électrique est effectivement possible et super pratique : il transformera votre float en véritable bateau de pêche mais il y a aussi des inconvénients comme la maniabilité plus réduite et la difficulté de transport accrue…

La puissance du moteur comprise entre 28 et 34 lbs est largement suffisante pour propulser un float tube. Le poids moyen de ces moteurs ne dépasse pas les 10 kg et offre assez d’autonomie pour les grands déplacements sur certains grands lacs. Outre les incontournables Minn Kota Endura, de nombreux constructeurs comme Haswing, Shakespeare ou Rhino proposent des petits moteurs électriques parfaitement adaptés au float. Il faut bien évidemment, une batterie à décharge lente (spécial moteur électrique) d’une puissance comprise entre 60 et 80 Ampères installée derrière le dossier sur un support mais pour un poids qui oscille entre 14 et 18 kg. On a vite fait de surcharger son float tube avec tout cela  (d’où la quasi nécessité d’opter pour un float tube haute pression avec un charge maximale de 160 à 180 kg) mais c’est le prix à payer pour plus de confort.

Autre accessoires 
Vous pouvez également compléter votre float avec différents accessoires à priori non indispensables mais qui faciliteront votre vie de floatubeur :

– sac imperméable arrière  :
Livré de base avec le Cobra de Seven Bass. Ce sac s’adapte également sur les Armada et Brigad qui possèdent les attaches nécessaires pour le fixer ; augmentant ainsi la capacité de stockage de votre float. Illex équipe de série son Barooder d’un tel sac : très pratique pour tenir sa batterie de sondeur au sec et ses vêtements ou son sandwich. JMC propose également un astucieux sac de 40 litres qui se fixe directement sur le dossier de ses float.

– bretelle de transport :
Tout bon float tube dispose sur sa face inférieure d’anneaux pour clipser des bretelles. Avec des bretelles (Piken’Bass, JMC ou Outcast), vous pourrez porter votre float comme un sac à dos : cela libère les mains afin de transporter vos cannes jusqu’à votre lieu de pêche ou pour remonter la rivière en fin de cession.

– sac de transport :
Parfois intégré dans les packs float prêt à pêcher, les sac permettent de ranger votre float mouillé ainsi que tous ses accessoires sans crainte de souiller votre voiture. Outcast propose un sac de très belle facture épais et parfaitement étanche.

– sacs étanches :
HPA propose la gamme la plus complète de sacs 100% étanches avec fermeture par pliage et roulage : les Stuff et Sweel (disponibles en orange, jaune ou transparent). D’une capacité de 1, 5, 15, ou 30 litres (des plus grands volumes allant jusqu’à 75 litres existent mais sont, du fait de leurs encombrements, pas très utiles pour le float) ; ces sacs permettront de garder bien au sec tous vos biens de valeur.

Gilet de sauvetage
Même si cela n’est pas obligatoire, il est fortement conseillé, voire impératif de porter un gilet de sauvetage pour utiliser un float tube en toute sérénité ! Les gilets existent en deux versions : soit en mousse, soit gonflables.

– Gilet en mousse :
Les gilets en mousse  présentent l’avantage d’être pas trop onéreux mais ils sont volumineux et peuvent entraver les mouvements du pêcheur (surtout les lancers). Composés d’une housse étanche (en nylon ou PVC) recouvrant de la mousse à haute densité, des sangles et une attache ventrale (plastique ou inox) pour fermer le gilet. indéniablement encombrants du fait de l’épaisseur de la mousse : le seul avantage de ces gilets réside donc dans son prix accessible. Étant donné qu’il est obligatoire d’avoir autant de gilets que de passagers à bord du bateau, ce type de gilets est généralement choisi pour la plaisance. Cependant, il existe des gilets en mousse dédiés aux sports nautiques (notamment pour le kayak) qui permettent d’avoir plus de liberté de mouvements : l’échancrure au niveau des bras étant plus grande, vous êtes moins engoncés donc plus à l’aise pour pêcher.

– Gilet gonflable :
Les gilets gonflables sont, comme leurs noms l’indiquent, destinés à être gonflés : la mousse est remplacée par une « chambre à air » qui sera gonflée en un clin d’oeil par une petite bouteille de CO2 reliée à un percuteur, d’où un encombrement minimum et un confort de pêche maximum. Il existe deux systèmes de gonflage :
– gonflage manuel : le pêcheur doit tirer sur un cordon pour déclencher le gonflage du gilet.
– gonflage automatique : le gilet se gonfle dès qu’il est immergé, sans intervention humaine. Ce type de gilet offre une protection maximale car il se gonflera, même si son porteur tombe à l’eau inconscient, incapable de le déclencher manuellement.

Deux types de percuteurs permettent de gonfler automatiquement ces gilets :
– les percuteurs à pastille de sel ou de cellulose (la pastille se désagrège au contact de l’eau et déclenche la percussion)
– les percuteurs hydrostatiques type Hammar : une fine membrane sensible à la pression de l’eau déclenche le gonflage du gilet.

Les gilets gonflables de forme « cravate » offrent encore plus de confort : le système de percussion étant regroupé au niveau du ventre du pêcheur, cette position n’entrave plus les mouvements et votre gilet se fera complément oublier. Retrouvez sur Pecheur un guide conseil pour bien choisir votre gilet.

Entretenir son float

Afin d’allonger la durée de vie de votre superbe float tube, il est nécessaire de respecter quelques règles de base pour la mise sous pression ainsi que pour son stockage. Bien entendu, il peut y avoir des différences en fonction du modèle que vous possédez.

La mise sous pression
Utiliser le fameux talc (oui comme pour les bébés) afin de faciliter la mise en place des chambres dans la toile du float tube. Il est également efficace pour les valves, cela empêche que la soupape reste collée et de ce fait, élimine le risque de fuite.
Ne jamais sur-gonfler votre float ! La chaleur augmente la pression et peut faire éclater les coutures des chambres à air.

Entretien et stockage
Stocker votre float tube  de préférence en position verticale, plutôt qu’à plat (quand cela est possible), réduisant ainsi la pression de moitié, le tout dans un endroit frais et à l’abri de la lumière. Sortir et nettoyer de temps en temps les chambres de leurs toiles afin d’en éliminer d’éventuels impuretés et de limiter l’abrasion.

Pièce détachée
Pour le remplacement d’une des chambres à air, si une réparation n’a pas été possible (une grande majorité des float tube étant vendue avec un kit de réparation), il vous faut identifier la chambre à air défectueuse. L’identification s’effectue en étant assis sur votre float tube, la chambre à air droite se trouve donc à votre droite un fois assis dans votre float (ou à gauche si vous regardez votre float de face). Et la chambre à air gauche à votre gauche lorsque vous êtes installé dans votre float ou à droite lorsque vous le regardez de face… Sur certains modèles, les chambres sont de couleur (vert ou rouge) mais cette charte de couleur n’est pas commune à tous les fabricants. Les valves quant à elles sont, en fonction des marques, généralement identiques que ce soit du côté droit et gauche.

5 Noeuds indispensables pour la pêche au leurre

Pecheur
24 mars 2017

Dans ce tuto vidéo signée Scarna Fishing, retrouvez comment réaliser 5 noeuds à connaitre absolument pour la pêche des carnassiers aux leurres !
Au menu : 2 noeuds de raccord :
– Albright
– Noeud de Grinner

Ainsi que 3 noeuds d’attache :
– Cuillère
– Rapala
– Palomar.

Sponso, partenariat et Youtube

Pecheur
20 mars 2017

Dans cette vidéo,  Kevin et Dedz de Feeling Fishing abordent plusieurs sujets délicats dans le monde de la pêche : l’argent sur Youtube et les partenariats et le sponsoring.
Avec leurs expériences dans le milieu, ils vous expliquent comment cela fonctionne…

 

 

Choisir sa barque ou son bateau de pêche

Il est légitime pour le pêcheur de carnassiers ou de carpes de vouloir un jour s’affranchir des contraintes de la terre ferme. Pour l’un, il aura accès à de nouveaux postes, et pourra approcher les bordures de manière ultra efficace côté large. Pour l’autre cela permettra aussi d’accéder à de nouveaux postes, et aussi de poser ses montages et l’amorçage avec une précision extrême.
Et pour les deux c’est l’assurance de voir éventuellement plus de poissons dans l’épuisette en contrant les obstacles.

Barque rigide

Les avantages des barques rotomoulés (en ABS injecté) sont avant tout la solidité (contre les rochers et bordures), l’aménagement faciles (moteur avant, porte canne), une faible prise au vent et un confort et place à bord (bancs et/ou coffres de rangement déjà inclus).
Les inconvénients sont une stabilité inférieure à un pneumatique et surtout un transport plus pénible : la remorque ou les barres de toit sont indispensable, sans parler du poids supérieur…

Bateau pneumatique

Les bateaux pneumatiques offrent l’avantage d’une plus grande stabilité que des rotomoulés, un transport indéniablement plus facile (dégonflé, un pneumatique entre dans un coffre de voiture citadine) et une plus grande capacité de charge. Le principal inconvénient est sa fragile contre les rochers coupants et/ou bois morts et plus anecdotiquement une plus grande prise au vent et les boudins prennent un peu de place à l’intérieur de l’embarcation.

Le pneumatique donnera le choix entre 3 planchers différents :
– lattes : simple et léger, mais peu stable, sauf à bricoler une planche de contreplaqué marine. Par contre aucune tenue en navigation.
– aluminium : très stable, mais lourd et pénible à mettre en place. Bonne tenue en navigation.
– gonflable : léger, stable, bonne tenue en navigation. Réunit les qualités de deux précédents, sauf un inconvénient : compter 2 minutes pour le gonfler.

 

On peut résumer en disant qu’un pêcheur de carnassiers sera plus orienté vers une barque en dur notamment pour éviter la prise au vent et pour l’aménager. Le carpiste lui plus un pneumatique pour son transport facile. Retrouvez ici le grand choix de bateaux (rigides et gonflables) présents sur Pecheur.com

Enfi, la navigation est un risque, qui occasionne plusieurs morts chaque année en France. Pour s’en prémunir et revenir à la maison mettez un gilet de sauvetage à chaque sortie !

Plus de détails et de précisions, notamment sur les bateaux aluminium pas abordés ici :
retrouvez un article complet sur 1Max2Pêche.

Pour plus de renseignements sur votre future embarcation (rigide ou pneumatique), n’hésitez pas à contacter Eric, notre conseiller technique et compétiteur bateaux FFPS Challenger : ses coordonnées figurent sur toutes les fiches article des bateaux

Feeling fishing : best of 2016

Pecheur
13 mars 2017

Feeling Fishing c’est quoi ? Deux passionnés de pêche aux leurres et amis avant tout qui partagent leurs petits périples passés au bord de l’eau, donnent quelques conseils sur les différentes techniques et testent du matériel et ce afin de vous divertir. Venez vivre chaque semaine leurs aventures les mercredi et les vendredi à 17h sur leurs chaîne Youtube.

Parmi les dernières vidéos à regarder sans modération :

Ouverture truite 2017 : les leurres indispensables

Vous pouvez également retrouver Feeling Fishing sur sa page Facebook.

1Max2Pêche N°20

Dans le numéro 20 (mar/avril 2017) d’1Max2Peche, le magazine gratuit de toutes les pêches, retrouvez entre autres:
– Ouverture de la truite en noyée
– Silure aux leurres en moyenne Loire
– Attractants : mythe ou réalité ?
– Se lancer dans la compétition du bord
– Réussir ses pêches de la carpe en eaux froides
– Visez les gros poissons en rockfishing
– Sèche et nymphe : jouez la polyvalence en début de saison
– Pêcher les carpes aux piles de ponts
– La pêche aux feeders à longue distance
– 10 montages coup pour pêcher partout
– et bien plus encore : à consommer sans modération !

1Max2Pêche qui a réussi le scoop halieutique de l’année sur sa page Facebook, avec une publication partagée par 8 800 personnes, avec 1 900 commentaires et ayant atteint plus de 1 500 000 personnes connectées : et tout cela avec une plateforme pour carpistes vue au salon Carp’Reims… Chapeau bas !